Vers 9:30 hier soir, nous avons, ma copine et moi décidé de diner dehors.
En arrivant à Anba Tonèl, à Pétion-Ville, nous sommes accueilli par un spectacle de gyrophares, d'ailleurs, la rue est barrée par une voiture de police. La foule regarde vers le bas de la rue Villatte.
Que se passe t'il ? Un jeune homme aurait été assassiné, me répond une passante.
- On viend de lui tirer dessus! Il sortait du restaurant; me confirme une dame, elle semble etre une habituée, peut être même la compagne du propriétaire.
Nous rentrons, l'endroit est au trois-quart vide.
Je demande au serveur qui s'approche ce qui s'est passé. Un habitué du restaurant, du nom de Carlito, s'est fait tiré dessus en sortant du restaurant. Sa femme serait morte.
Les clients reviennent. L'atmosphère est lourde, mais mis à part la table d'en face où sont réunis une demi-douzaine d'hommes, personne ne semble parler du drame.
Le propriétaire rentre, regarde autour de lui et lance: " Allons nous rester les bras croisés à attendre notre tour? " Il est visiblement sous le choc. On sent l'homme digne, au sens haitien du terme. Il en a marre, comme nous tous, de cette violence qui n'en fini pas. Sa compagne s'approche, lui passe tendrement la main sur la tête. L'assistance détourne le regard, les yeux plongent dans les assiettes. On a tous l'air géné de son coup de gueule.
Une jeune femme rentre, elle cherche une pompe électrique, elle a une crevaison.
Les langues se délient, on parle de tout et de rien. La vie peut recommencer.
En arrivant à Anba Tonèl, à Pétion-Ville, nous sommes accueilli par un spectacle de gyrophares, d'ailleurs, la rue est barrée par une voiture de police. La foule regarde vers le bas de la rue Villatte.
Que se passe t'il ? Un jeune homme aurait été assassiné, me répond une passante.
- On viend de lui tirer dessus! Il sortait du restaurant; me confirme une dame, elle semble etre une habituée, peut être même la compagne du propriétaire.
Nous rentrons, l'endroit est au trois-quart vide.
Je demande au serveur qui s'approche ce qui s'est passé. Un habitué du restaurant, du nom de Carlito, s'est fait tiré dessus en sortant du restaurant. Sa femme serait morte.
Les clients reviennent. L'atmosphère est lourde, mais mis à part la table d'en face où sont réunis une demi-douzaine d'hommes, personne ne semble parler du drame.
Le propriétaire rentre, regarde autour de lui et lance: " Allons nous rester les bras croisés à attendre notre tour? " Il est visiblement sous le choc. On sent l'homme digne, au sens haitien du terme. Il en a marre, comme nous tous, de cette violence qui n'en fini pas. Sa compagne s'approche, lui passe tendrement la main sur la tête. L'assistance détourne le regard, les yeux plongent dans les assiettes. On a tous l'air géné de son coup de gueule.
Une jeune femme rentre, elle cherche une pompe électrique, elle a une crevaison.
Les langues se délient, on parle de tout et de rien. La vie peut recommencer.
NO COMMENT
